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Un curé qui battait les femmes[1] En
juin 1825 la cure de Nandax était sans occupant et fut proposée au vicaire de
Perreux qui la refusa. A la grande satisfaction des paroissiens de Nandax qui
avaient prévenu le grand vicaire : « Il
tourmente tout le monde ; il a la réputation de battre les femmes
et les enfants. Il ne manque pas de cure meilleure que celle de Nandax ;
qu’il aille loin de ce pays- ci. On peut être sévère mais il faut être
courtois. » Si
le vicaire de Perreux est imposé le conseil municipal ne réparera pas la cure
disait la lettre au grand vicaire; ce que la paroisse souhaite « c’est
retrouver M. Renaud pour lors curé
de La Chamba. Vous voulez donc le punir d’avoir bien fait, et l’enterrer
pour l’éternité dans la neige ? ». Finalement le nouveau curé
fut M. Ducharne, vicaire à Jarnosse. [1] L’Essor en Roannais. 1961- Antoine Bonin ·
Achat de la cure Antoine
Bonin raconte dans Le Paysan de la Loire du 13 mai 1961 un fait tiré des
archives communales : "C'est en août 1813 que l'autorisation fut donnée, par l'Empereur, au maire de Nandax, d'acquérir, moyennant la somme de 2.260 francs, l'ancienne maison curiale désaffectée et appelée à devenir la nouvelle. Or, il est piquant de constater que quatorze ans après, soit en août 1827, le règlement de cette acquisition faisait l'objet d'un échange de correspondance entre la municipalité, le préfet et le sous- préfet, le vendeur, Gilbert Boizet, prétendant audacieusement ne pas avoir perçu le prix de la vente. Il n'est pas sans intérêt de savoir que Boizet avait été, pendant les Cent- Jours , maire de Nandax (du 20 mars au 8 juillet 1815 –N.D.L.R.) et qu'ainsi il lui avait été facile, pour servir ses intentions malhonnêtes, de faire disparaître certains documents, dont, en l'occurrence, l'expédition de l'acte de vente, qu'il soutenait n'avoir jamais été passé, ainsi que les quittances d'annuités." |
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